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| Port de Pêche de Laredo |
développement important à partir du 12e, lorsque Alphonse VIII concéda des privilèges aux villes
côtières: ses ports se consacraient à la pêche à la baleine, aux constructions
navales et au transport des marchandises. Après une crise grave, elle redevient
performante, vers le 18e, lorsque les activités maritimes recommencent.
Maintenant, le tourisme, en pleine expansion apporte une certaine prospérité.
Le périple commence par Lierganès, médiévale avec ses palais et ses maisons.
L'architecture est spéciale : plan rectangulaire, toit à 2 pentes, façade
avec véranda de bois, long balcon fleuri ou « casoha » plus noble, toujours
avec des blasons. La cité s'est enrichie en fabriquant, au
trefois, des canons pour la flotte de l 'Armada.
Les paysages verts des environs sont consacrés à l'élevage et on y déguste
un fromage très recherché : « Queso de Nata ».
Tournant le dos à la côte, Altamira surprend par ses grottes
préhistoriques, ses peintures rupestres datant de 15.000 ans, comme
à Lascaux, reconstituées près des originales. L'attirance du passé est
vive et le musée fascine.
Un détour s'impose alors vers la mer. On aperçoit des hommes en combinaison
blanche qui enlèv
ent
les restes de la marée noire... Tout va s'arranger, du moins, on l'espère
! Et bientôt, la jolie « Costa Esmeralda » va retrouver son sourire
: San Vincente de la Barquera,
| Fête de la Folie |
Comillas fière de ses demeures et d'EI Capricio du fameux Gaudi. Statue de bronze, il trône à côté, veillant à jamais sur son oeuvre. Quant à la ville de Torre-Lavega, elle est célèbre par son marché international de bestiaux, installé dans un gigantesque bâtiment. A voir, vraiment curieux ! le parc de Cabarceno n'est pas loin. Encore des bêtes, mais là en semi-liberté et pas en vente ! Sur les terrains d'une ancienne mine de fer. Des roches calcaires, colorées et fantastiques servent de cadre à des animaux : girafes, lions, ours, antilopes et éléphants...
L'itinéraire du 4e jour nous entraîne vers les Pics d'Europe,
par des forêts d'Eucalyptus (l'arbre roi en Cantabrie) et les gorges
de l'Hermida. Arrivée à Potès, et son célèbre pot-au-feu aux haricots
blancs « le cocido », et à Fuente
De, où le téléphérique nous monte vers des hauteurs somptueuses. quelques
heures de bus suffisent pour accéder au Monastère de Santo Toribio,
site sacré sur la route de Compostelle. Quelques moines gardent un trésor
: une parcelle de la Croix du Christ !
Notre périple terrestre se poursuit par Santander. La baie est
splendide, permettant de superbes régates. La ville est brillante, et...
royale. La famille princière venait au Palais de la Magdalena. Un petit
train mène son train-train sur la corniche, et offre, sans fatigue,
un tour de panorama. La cathédrale possède 2 églises et contient le
reliquaire de Saints martyrs vénérés. L'intérieur regorge de trésors
et de... fleurs blanches à profusion (le temps des fêtes...) ; les vieux
quartiers ont du charme : rues étroites, .balcons, façades sombres garnies
d'armoiries, toute
aussi magnifiques sont celles de
Santillana proche, orgueilleuse de sa collégiale, et où naquit
Gil Blas. Curieusement, la Cantabrie est une destination à laquelle
on ne pense pas. Et pourtant, tout proche de la France, c'est un pays,
qui offre une mosaïque d'intérêts et d'avantages, pétrie de soleil,
de mer et de montagnes, de verdure et de fleurs; chacun peut y trouver
son bonheur et... ses vacances comme if l'entend : sport, visites touristiques,
plages...
Santillana
Cloître 12ème siècle |
Bernadette Gineste, AFJET
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